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5 pitchs de haut niveau pour une matinée connectée aux dernières tendances digitales

L'édition 2017#2018 du Prix du mémoire digital s'est achevée en beauté, le 1er février dernier, avec une matinée dédiée aux 5 pitchs des étudiants encore en course. Retour sur cet événement placé sous le signe de l'émotion et de l'expérience utilisateur qui a vu l'élection de la nouvelle lauréate du Prix, Venera Distler, de l'Ecole Normale Sup de Lyon, pour son travail de recherche sur le véhicule autonome.

A 8h30, les étudiants sont arrivés à l'espace de coworking, Wereso Chatelet, fébriles de présenter leur travail de recherche devant le public bienveillant du Prix du mémoire digital. Cette année, Arctus et ses partenaires, Innov'Acteurs et le Lab Rh, ont introduit une nouvelle modalité pour élire le meilleur mémoire dédié à un sujet digital : le jury, composé d'experts s'était certes réuni en amont de l'événement pour faire un premier choix, mais les 5 étudiants pré-sélectionnés avaient également pour mission de faire un exercice de synthèse chronométré pour conquérir quelques points supplémentaires et gagner peut-être le chèque de 2 000 euros. Cette séance de pitchs était également l'occasion pour Arctus de mettre en valeur le talent de ces jeunes candidats connectés aux dernières tendances digitales. Alors que retenir de cette matinée du 1er février ?

Le numérique, un levier pour les clubs de football ?

Au cours de ces dix minutes de pitch, Cédric Mahot, étudiant d'Audencia Sciencescom, a présenté son mémoire consacré aux stratégies de communication des club de football de Ligue 1 : passionné par le monde du foot, il a réalisé une série d'entretiens et mené un sondage dont la viralité sur Twitter lui a valu près de 1 000 répondants. Parmi les conclusions de sa recherche, Cédric Mahot a ainsi pu montrer que le numérique est un véritable levier pour les clubs pour développer de nouveaux formats de communication : le storytelling ou encore des formats plus engageants pour les fans (vidéo, gamification, ...), basés sur la création de contenus jouant sur l'émotion, renforcent la proximité entre les supporters et le club ; les fans ainsi plus engagés, véritables ambassadeurs de marque de leur club, contribuent à l'émergence de nouveaux modèles de rentabilité pour les clubs. Cependant la maturité des organisations sportives et disparate et toutes n'ont pas encore les ressources financières et humaines pour investir dans une réelle stratégie digitale.

Le véhicule autonome : une expérience utilisateur encore imparfaite

Avec un pitch quasi théâtral, ponctué de vidéos et de touches humoristiques, Verena Distler, étudiante de l'Ecole Normale Supérieur de Lyon, a voulu faire vivre au public du Prix du mémoire digital l'expérience qu'elle a mis en place dans le cadre de sa recherche sur l'acceptabilité et l'acceptation du véhicule autonome. Une recherche grandeur nature où un groupe test a été sollicité avant, pendant et après avoir utilisé une navette autonome pour un court trajet sur la ville de Lyon. Si l'appréhension qui précédait l'expérience concernait principalement la sécurité, les participants à la recherche de Verena ont pu être rassurés par le voyage en navette autonome. Ceci dit, la rapidité du véhicule (10Km/h en moyenne) et sa ponctualité toute relative n'ont pas rendu l'expérience utilisateur concluante. Un travail de recherche qui met en exergue un des facteurs clés de succès d’une innovation ? L’expérience utilisateur. « Ne faites pas de votre produit des Google Glass ! » conclue Verena !

L'art sur Instagram, entre émergence d'une nouvelle vague et culture de l'entre soi

Avec son sujet sur l'art sur Instagram, Chloé Huie-Brickert, étudiante du CELSA-Ecole des Mines, s'est intéressée à un usage détourné du réseau social le plus visuel de la webosphère. Avec l'étude d'un corpus de 10 comptes Instagram d'artistes émergents, d'artistes confirmés, de galeristes ou encore de musées, Chloé a abordé en profondeur la digitalisation du monde de l'art. D'abord, l'usage d'Instagram par certains artistes tend à renforcer leur mystère, à cultiver leur figure médiatique, n'existant qu'au travers des likes et des followers. Ensuite, cette théâtralisation rendue possible par Instagram met en scène les artistes au sein de leur milieu contribuant davantage à cultiver l'entre-soi, qu'à favoriser l'ouverture du monde artistique. Enfin, l'usage d'Instagram pour réaliser des "performances" artistiques continue de poser les questions de l'art contemporain "qu’est ce que l’art?", et d'autant plus que le milieu reste régi par les codes et les classements "officiels".

La réalité virtuelle au service du récit des marques ?

Diane Aumond, étudiante d'Audencia SciencesCom, a ensuite présenté son travail portant sur l'usage de la réalité virtuelle par les marques, au service d'une expérience sensorielle et d'un storytelling différenciant. Egalement basée sur un vaste corpus de vidéo en réalité virtuelle, que Diane a pour partie présenté au public du Prix du mémoire digital, la recherche met en lumière le fait que les marques cherchent à proposer des expériences affectives où la narration exprimée au sein d'un récit permet de susciter des émotions. Créateur de sens, ce récit de marque peut s'ancrer dans le système de valeurs de la marque. Aussi avec une expérience utilisateur basée sur l'immersion et les sensations, la réalité virtuelle peut offrir aux marques un objet communicationnel différenciant, à condition toutefois de s'appuyer réellement sur les ressorts du récit (début-milieu-fin) et pas uniquement sur l'expérience 360 degrés.

Le numérique au service de l'empowerment des patients experts de leur affection longue durée et l'avenir de la e-santé

Dernière candidate à présenter le fruit de sa recherche, Coline Pascal, étudiante de l'ISCPA, a travaillé sur le rôle des patients experts, malades d'affection de longue durée, et qui peuvent par leur connaissance de la maladie et de sa gestion quotidienne être de véritables conseils pour les nouveaux malades. Grâce aux outils numériques et en particulier aux communautés en ligne, les patients experts, constitués en association, jouent un rôle essentiel fédérateur et curatif et participent à l'amélioration du quotidien des malades. Cependant, le vide juridique ou encore le manque d'ouverture des professionnels de santé ne participent pas à reconnaître réellement ce rôle, au coeur d'une lutte entre savoir profane et expertise médicale.

Résultat des votes ...

Après une heure de pitchs passionnants, le public du Prix du mémoire digital a eu la difficile responsabilité de départager les talentueux candidats. Une séance de vote en ligne qui a conduit à l'élection de la lauréate 2017#2018. Avec son travail de recherche approfondie sur le véhicule autonome, c'est finalement Verena Distler qui remporte cette nouvelle édition du Prix !

Encore bravo à tous les candidats du Prix du mémoire digital ! et rendez-vous en septembre prochain pour une nouvelle édition !

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