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Rédiger votre mémoire : quelques conseils

Chaque établissement ou université a ses exigences en matière de mémoire de fin d’étude. Toutefois, ce travail de recherche présente quelques particularités qui en font un exercice bien différent du rapport de stage que vous avez sans doute rédigé à l’issue de vos précédentes années d’étude.

Contrairement à votre idée première, le mémoire ne peut être écrit en quelques soirées, une semaine avant la soutenance. Il faut compter environ 2 mois de rédaction.

Vous avez validé la problématique avec votre directeur de recherche ou l’enseignant qui supervise vos travaux ? Commencez par émettre quelques premières hypothèses. Idéalement, vous devez avoir finalisé la phase de recherches, qu’il s’agisse d’éléments théoriques ou d’une méthodologie plus empirique pour vérifier la qualité de vos hypothèses, avant de vous lancer dans la rédaction. La mise en place d’un plan détaillé va structurer le cheminement de votre pensée et donc de la lecture du mémoire : à chaque partie ou chapitre du mémoire, ses idées, ses références théoriques, sa méthodologie d’analyse pour arriver jusqu’à la conclusion.

En termes de méthodologie justement, même s’il est plus facile de se concentrer sur un corpus d’ouvrages pour étayer son propos ou discuter d’une hypothèse, une approche terrain enrichira votre réflexion d’éléments tangibles  : par le biais d’entretiens approfondis, de sondages, d’analyse sémiologique, etc. quels faits issus de votre environnement de recherche viennent éclairer, amender, contrecarrer cette théorie ? Quels que soient les outils méthodologiques que vous utilisez, veillez à les appliquer dans les règles de l’art et à bien expliquer les étapes de leur réalisation pour donner du poids à votre propos.

Des annexes de qualité et une bibliographie complète

A l’heure d’internet et de Wikipédia, pensez àciter vos sources : les citations sont à rapporter à leur auteur et à présenter entre guillemets. Si vous ne le faites pas, vous pouvez être accusé de plagiat, autrement dit de vol. Par ailleurs, la richesse et la diversité de vos références parlent de la profondeur de votre réflexion : une bibliographie complète, faite de sources issues du web comme d’ouvrages généralistes ou spécialisés, est un élément incontournable du mémoire de recherche.

Pour tout ce qui est du vocabulaire technique, jargon ou acronyme propre à votre sujet ou à votre environnement de recherche, n’hésitez pas à en faire un petit lexique, preuve de votre compréhension du contexte de votre investigation. Organisez dans vos annexes tous les éléments qui peuvent venir illustrer votre propos : figures, graphiques et illustrations, compte-rendu d’entretiens, extraits d’articles, copies d’écran etc. non sans avoir prévu un tableau récapitulatif des annexes présentées.

Un style et une orthographe irréprochable

Inutile de rappeler que la rédaction appelle une idée par paragraphe, des phrases courtes et une expression simple : attention à ne pas utiliser un style alambiqué. Certes l’usage du nous est de rigueur et a tendance à rendre le ton moins naturel, mais il n’en reste pas moins qu’une rédaction simple rendra la lecture du mémoire plus fluide et plus efficace à vos examinateurs.

De plus, écrire des phrases simples vous évitera de vous empêtrer dans l’application de règles grammaticales parfois complexes. Car la qualité de l’orthographe comme la grammaire de votre travail de recherche sont des points auxquels les examinateurs sont particulièrement attentifs. 

Enfin, dans le même registre, le respect des règles typographiques (usage de la ponctuation, etc.) est également de rigueur. N’hésitez pas à vous relire et à vous faire relire !

Et n’oubliez pas : le diable se niche dans les détails !

Page de remerciements, notes de bas de page, pagination, table des matières, sobriété de la présentation, police de caractère lisible sont autant de détails qui comptent dans l’appréciation globale d’un travail de recherche. Ne les négligez pas non plus ; vous l’aurez compris : la forme compte autant que le fond pour celui qui lira votre mémoire.

En cas de panne

La fameuse panique de la feuille blanche est un sujet pour de nombreux étudiants : les experts du phénomène proposent plusieurs remèdes si le syndrome vous guette… Par exemple, commencer par rédiger le chapitre avec lequel vous êtes le plus à l’aise pour vous mettre dans le bain. Vous pouvez également raconter votre projet de mémoire à des proches afin d’aider votre cerveau à cheminer : le fait de verbaliser à l’oral va faciliter la formulation à l’écrit, même si vous emploierez un vocabulaire différent. Noter ses idées en vrac d’abord, pour ensuite faire un travail de regroupement et de classement peut également être utile pour structurer sa pensée et passer ensuite à la rédaction. Enfin, la panne est aussi parfois due à un léger surmenage de méninges : faites une pause, aller vous aérer pour revenir les idées plus claires !

Conseils pratiques pour rédiger dans de bonnes conditions

Conseils pratiques : Rédiger dans les meilleures conditions

La rédaction d’un mémoire est un exercice qui demande de l’endurance et de la concentration. Comme pour une épreuve d’athlétisme, votre cerveau a besoin d’être reposé et bien nourri pour permettre aux nombreux connecteurs neuronaux de fonctionner efficacement pendant toute la phase de rédaction.

  • Evitez les sorties tardives qui amputeraient vos nuits d’heures de sommeil particulièrement précieuses et réparatrices.
  • Parce que la phase de rédaction demande de rester de longues heures attablé devant son ordinateur, n’oubliez pas de vous aérer régulièrement en faisant une petite pause et quelques pas toutes les 2-3H.
  • Privilégiez également des repas équilibrés avec une vraie pause déjeuner plutôt que des sandwichs sur le pouce avalés devant l’écran.
  • Et inutile de vous rappeler que les psychotropes, la surdose de café et de cigarettes ne rendront pas votre travail de rédaction plus efficace !

Sources :

Arctus a sélectionné pour vous quelques sources pratiques pour vous guider dans la production de votre mémoire de recherche :

- GREUTER Myriam Bien rédiger son mémoire ou son rapport de stage, 2013, l’Etudiant,

- FRAGNIERE Jean-Pierre, Comment réussir un mémoire, 2009, Dunod,

- KALIKA Michel, Mémoire de master, 2007, Dunod,

- Sur la plateforme digischool, quelques articles pratiques : http://www.doc-etudiant.fr/Methodologie/Memoire/

- Dans un style plus personnalisé, le billet de blog d’André Gunthert, historien, enseignant-chercheur en culture visuelle, maître de conférences à l’EHESS : http://culturevisuelle.org/icones/1804

Bonne rédaction !

 

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